Cuisine et gastronomie ont un succès fou en ce moment, il suffit d’essayer de faire la liste des shows télévisés, magazines, livres, sites internet, applications mobiles et autres liés à la bouffe pour en être convaincu. Dans ce contexte, le CIVB (Comité interprofessionnel des vins de Bordeaux) a conclu un partenariat très intéressant avec le restaurant éphémère de Top Chef accueilli par l’Alcazar jusqu’au mois d’Avril 2012.

Le jeudi 23/02, j’ai eu la chance participer à un déjeuner très plaisant afin de tester le concept. Comme je suis convaincu que le plaisir à table dépend des plats, des vins, mais avant tout des convives, commençons par signaler que ces derniers étaient particulièrement sympathiques, curieux, ouverts et fervents défenseurs des plaisirs du vin. Il y a avait donc Jacques Berthomeau, Isabelle Spiri (Le bout de ma langue), Jean-Jérôme Carré aka Obiwine, Anne-Victoire Monrozier aka Miss Vicky Wine, Thomas Cabrol (Prodégustation),… et la liste est longue, nous étions 12 à table.

Et en cuisine, il y a avait Grégory Cuilleron, souriant, sympathique, qui reconnaît très humblement que : « le gastronomique, il ne sait pas faire, ce qu’il aime, ce sont les bons plats conviviaux à partager dans la bonne humeur ». Youpie, nous étions à la bonne adresse, plus qu’à trouver quelques vins de bordeaux pour accompagner les plats.

Pour le choix des vins (renouvelé tous les 15 jours à l’instar de la carte Top Chef), je dis bravo. Les vins sont accessibles, agréables, représentatifs de la diversité des vins de bordeaux, et surtout, ils s’accordent à merveille avec les plats proposés. De plus, ils sont proposés à des prix qui donne envie de se faire plaisir (6 euros le verre, 32 euros la bouteille).

A mes yeux, l’accord le plus réussi était un magret de canard fondant avec un Pomerol fondu. Le Château Les Grands Sillons 2009 est un assemblage de 70% de Merlot et 30% de Cabernet Sauvignon élevé quelques mois en fût. Le Pomerol déjà bien fondu malgré son jeune age, aux tanins fins et ronds se mariait parfaitement avec la structure tendre et onctueuse du magret de canard. Délicieux.

Un bémol toutefois : la qualité du service des vins ! Si les convives, les plats et les vins sont au rendez-vous, il faut absolument veiller à ce qu’un minimum de formation du personnel de salle évite que l’on serve un clairet glacé, confonde un Pessac-Léognan Blanc et un Cérons ou oublie de montrer la bouteille aux clients. Mais ce fine-tuning peut avoir lieu très rapidement pour parfaire la mise en valeur des vins de Bordeaux par cette heureuse initiative.

Les autres vins servis :
Château Penin 2010, Clairet
Château Montaigne 2010, Bordeaux
Château de Rouillac 2009, Pessac Léognan Blanc
Château des deux Moulins 2003, Cérons