iDealwine, Grand Cru du vin sur internet

Créé en 2000 par trois anciens d’Euronext (Bourse de Paris), le site d’achat et vente de vins aux enchères iDealwine mérite notre attention à plus d’un titre. Il ne s’agit pas d’un site de vente en ligne parmi d’autres mais bien d’un service différencié orienté sur le commerce et le service aux amateurs de vins. Son activité est organisée selon 3 axes distincts:
Achat de vins : le site permet d’accéder aux ventes aux enchères en salle ou en ligne via une plateforme sécurisée et fiable (déjà 10 ans d’activité),
Argus du vin : sur base des résultats des ventes aux enchères, une base de données unique permet de consulter la cotation des vins (utile pour préparer vos achats ou estimer la valeur de votre cave),
Vente de vins : vous souhaitez vendre certaines bouteilles de votre cave, iDealwine estime la valeur de vos vins gratuitement et vous propose un canal de mise en vente sécurisé avec garantie d’être payé.

Un ancêtre du web qui surfe la vague
10 ans d’âge, c’est peu pour un Grand Cru du Sauternais, mais sur le web, ça impose le respect, surtout si les nouvelles tendances sont systématiquement assimilées. Le consommateur de vin cherche de l’information en ligne et achète généralement dans un point de vente physique. iDealwine permet d’acheter en ligne dans des ventes aux enchères en salle qui sont typiquement des lieux de vente offline, et cela avec de solides garanties fournies aux utilisateurs (vérification de la qualité des vins, livraison, paiement sécurisé). Ensuite, bien avant l’invention du buzzword “Gamification”, ils en appliquent les concepts à la vente du vin.

La vente aux enchères est un type de vente particulièrement ludique qui offre les différentes sources de satisfaction typiques de la Gamification. Le Status est garanti par le fait de remporter une enchère, la Power est clairement mesurée par la capacité financière de l’acquéreur qui remporte l’enchère, l’Access est couvert également par le simple fait d’accéder ou pas à la bouteille convoitée, et finalement le côté Stuff est rencontré également vu qu’en fin de compte, celui qui remporte l’enchère remporte les bouteilles. Je me demande si Gabe Zicherman a déjà analysé les ventes aux enchères sous cette angle?

Ensuite, iDealwine aide les consommateurs et contribue à l’essor de l’industrie du vin, deux facteurs clé du succès d’un site web consacré au vin (voir mon article concernant le travail de Robert Parker). Les consommateurs trouvent de l’information, peuvent gérer et estimer leur cave, dénichent les bouteilles difficilement trouvables ailleurs avec un bon niveau de sécurité. D’autre part, l’industrie du vin bénéficie de la visibilité offerte par iDealwine au travers de ses publications, analyses de marché et dynamisation du marché des anciens millésimes.

Finalement, les nouveaux outils de communication, tel que le Blog d’iDealwine, leur newsletter, leur page Facebook ou leur compte Twitter leur permettent d’engager la conversation avec les amateurs de vin de tout niveau, dans un style plus informel. Tout cela dans un esprit mature, typique des acteurs du web expérimentés, qui misent sur la solidarité et les partenariats.

Posted in Acheter vin, Vin et internet | Tagged , , | 1 Comment

AVIN : un code d’identification unique pour le vin

L’identification unique des vins est un challenge bien connu de tous ceux qui sont confrontés à la gestion d’une base de données de vins conséquente. A l’instar du code ISBN qui identifie les livres de manière unique, le code AVIN permet d’identifier les vins de manière unique.

Conçu par l’équipe du site Adegga.com, le code AVIN est aujourd’hui géré dans un projet distinct dont le but est de mettre cet outil a disposition de tous.

Pourquoi utiliser ce code?
* Pour les bloggers, inclure le code AVIN dans les publications en ligne permet d’aider les lecteurs à identifier les vins dont on parle avec certitude.
* Pour les producteurs, la mention du code AVIN sur les étiquettes aide les consommateurs à identifier le vin consommé avec certitude.
* Pour les distributeurs, l’utilisation du code AVIN permet de ne pas avoir à gérer un code unique propre. Le code AVIN pourra être utiliser dans les applications de gestion de stock,…
* Pour le consommateur, le code AVIN permet de vérifier avec certitude que le vin que l’on va acheter est bien celui recommandé. Fini de se tromper dans ses achats.
* Pour un guide du vin basé sur les avis des consommateurs comme Vinogusto.com, l’adoption du code AVIN devrait permettre de:
- recourir à un service spécialisé pour l’identification unique des vins et la gestion des occurences multiples dans la base de données,
- intégrer facilement des contenus de bloggers, de producteurs et autres sources d’informations en ligne sur les vins qui utilisent également le code AVIN.

Donc, l’étape suivante, sera d’explorer les pistes qui s’offrent à nous avec l’équipe AVIN.

L’équipe AVIN

Un Board of Advisors s’est formé afin de renforcer la notoriété de ce projet et d’en aider l’adoption par le monde du vin.

Les membres actuels sont:

André Cid Proença – Founder of Adegga.com

Andre Ribeirinho – Founder of Adegga.com & recently named Wine Personality of the Year by DN

Emidio Santos – Founder of Adegga.com

Gabriella Opaz – Founder of Catavino.net and the European Wine Bloggers Conference

Ryan Opaz – Founder of Catavino.net and the European Wine Bloggers Conference

Posted in Identification unique du vin, Vinogusto | Tagged , , | 3 Comments

Gamification pour le vin

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de rencontrer Gabe Zichermann dans le cadre du Founders Institute. J’ai été séduit par sa maîtrise du sujet Gamification, et également par sa ressemblance avec mon frère Yves Roisin dans sa fabuleuse capacité à s’exprimer clairement et à captiver une audience. Ils ont le même sourire de passionnés de la scène. Je soupçonne d’ailleurs mon frère Yves d’appliquer – sans le savoir – les bases de la gamification dans l’enseignement et sur scène.

Gamification
En Anglais, il s’agit du “process of using game thinking and game mechanics to solve problems and engage audiences”. Il y donc 4 éléments à prendre en compte. On utilise (1) le mode de pensée propre au jeu et (2) les mécaniques de jeu pour (3) résoudre des problèmes et (4) impliquer le public.

Dans ses exposés, Gabe Zichermann met les processus de Gamification en évidence et il est convaincu que cette approche va démontrer son efficacité dans de nombreux domaines (éducation, médecine, business,…) à très court terme. Un exemple bien connu? Les badges de Foursquare qui ont permis de solutionner le problème du “bar vide”. Pas marrant de faire des check-in dans des lieux où l’on ne trouve personne, mais si on peut décrocher des badges, ça vaut quand même la peine.

Gamification pour le vin
Quelques jours plus tard, j’ai rencontré Gary Vaynerchuck lors de la journée Le Vin 2.0 organisée par Vinternet à Paris. L’un de sujets abordés? La puissance du jeu pour amener les amateurs de bière et de football américain à découvrir les plaisirs du monde du vin.

Les applications mobiles combinées avec le concept de “place” – je dis où je me trouve – ouvrent les portes à de la communication localisée, et si on combine avec le concept de Gamification, je pense qu’on tient le bon bout.

Imaginons
Par exemple, j’arrive à Châteauneuf-du-Pâpe pour un séjour de quelques jours, je lance l’application “Wine Exploration” ou “Bottlesquare” (noms fictifs, inventés à l’instant) et accèpte qu’elle identifie ma position. Et l’exploration du monde du vin commence en établissant un pont entre le monde virtuel et le monde réel.

Etape 1 : 2 tâches faciles
-  Choississez votre verre de dégustation en cliquant sur le verre. Clique. Bravo, vous avez un verre !
- Munissez-vous de votre carte d’exploration. Clique. Bravo, vous pouvez partir en exploration !

Etape 2 : visitez un domaine.
- Choisir un domaine => choix => Bravo, une dégustation gratuite d’un ancien millésime vous attend au domaine.
- Visite d’un domaine => check-in => Bravo,…

Etape x : …

Après visite de 3 domaines, une dégustation gratuite à la maison des vins de Châteauneuf-du-Pâpe.

Etape y : …

Après visite de 5 adresses, bravo, une dégustation unique vous attend ici.

On intègre encore quelques éléments qui permettent de fournir du SPAS (Status, Power, Access et Stuff) aux utilisateurs et les choses deviendront carrément amusantes !!!

Posted in Uncategorized | Tagged , , , | 5 Comments

Le blogueur va-t-il détrôner Parker?

Lors de la journée Le Vin 2.0 organisée par Vinternet le 8 décembre, je participerai à la table ronde intitulée “Le blogueur va-t-il détrôner Parker?” avec Sylvain Dadé (Agence Sowine) , Emmanuel Delmas (Sommelier-vins.com), Fabrice Le Glatin (Vin sur vin) et Antonin Iommi-A (Vindicateur). Et je compte bien sur eux pour être à la fois plus convaincants, plus exubérants et plus passionnés que Gary Vaynerchuck ;-)

Le blogueur va-t-il détrôner Parker?

Robert Parker, je l’imagine plutôt dans un bon fauteuil confortable que sur un trône. Mais je pense surtout que l’enjeu n’est pas de le détrôner mais bien de comprendre quelles alternatives existent.

Le travail de Robert Parker est remarquable sur 2 plans:

1. Il aide les consommateurs

2. Il contribue à la chaîne de valeur du vin

De manière très schématique, les consommateurs ont suivi les recommandations rassurantes et claires de Robert Parker pour choisir leurs vins, et ils ont acheté avec tant d’enthousiasme que les prix ont grimpé.

Le succès à venir des alternatives au travail de Robert Parker peut en partie être déterminé sur base de ces deux axes.

Aujourd’hui encore, les consommateurs choisissent quelles recommendations ils suivent pour effectuer leurs achats. Mais grâce à Internet, les sources de recommendations disponibles se mutliplient. En plus des guides et magazines papier traditionnels, le consommateur a accès à toute l’information rendue disponible en ligne, entre autre via les blogs.

Contrairement aux médias papier, Internet donne la parole à toute personne qui souhaite publier. Le nombre de source de recommendations sur le vin augmente donc sensiblement, ce qui diminue la place relative accordée aux critiques traditionnels.

Remarquons également que Robert Parker ne s’intéresse pas à tous les vins. Et le même constat s’applique à d’autres guides traditionnels. Il s’ensuit que les expériences de consommateurs ou les blogs sont parfois les seules sources d’informations disponibles concernant des vins et producteurs qui méritent toute l’attention des consommateurs.

De plus, les habitudes changent. Dans le règne du papier, payer pour accéder à l’information semblait normal, alors que dans l’aire digitale, le consommateur considère l’accès à l’information comme un service gratuit (ça se discute, mais c’est comme ça!).  Le premier réflexe pour chercher des recommendations sur le vin, est donc devenu Internet gratuit.

Ranking Alexa des sites payants vs. sites gratuits
(plus le ranking est petit, plus grande est l’audience de votre site, les numéro 1,2 et 3 sont Google, Facebook et Youtube):

Snooth.com – 20.000 (gratuit)
Cellartracker.com – 40.000 (gratuit)
Vinogusto.com – 46.000 (gratuit)
eRobertParker.com – 66.000 (payant)
Hachette-vins.com – 190.000 (payant)
Larvf.com – 520.000 (payant)
Bettanedesseauve.com – 1.500.000 (payant)

Finalement, les nouvelles générations ont tendances à devenir critiques et à accorder de la valeur aux avis de leurs connaissances. Les avis des amis de mes amis sur les produits que j’envisage d’acheter sont sans doute plus fiables que les avis du soit disant expert, qui, d’une façon ou d’une autre, ne peut être vraiment impartial.

L’avenir?

L’avenir, ce n’est plus une source unique d’information, toujours incomplète, mais une combinaison de différents éléments. En tant que consommateur, je n’ai pas besoin d’un guide des vins appréciés par Monsieur X dont je ne sais où me les procurer ni à quel prix.

J’ai besoin d’une aide à l’achat qui combine:
- présentation du vin,
- avis du producteur,
- expérience des consommateurs,
- avis des experts (du débutant au confirmé),
- localisation des points de vente et tarifs,
- info accessible via internet mobile et facile à utiliser.

Et là, je disposerai enfin de l’aide dont j’ai besoin pour trouver le bon vin pour chaque occasion.

Posted in guide du vin, Vin et internet | 4 Comments

Bien sûr que j’achète du vin au supermarché!

Bien sûr que j’achète du vin au supermarché et je ne suis pas prêt d’oublier mon premier achat : 6 bouteilles de Château Citran 1998. C’était énorme. Une grande caisse bois à moitié remplie, une fortune, investie dans 6 bouteilles de vin. Plus d’une heure d’hésitation dans le supermarché, 4, 5 ou carrément 6 bouteilles? Ok, c’est 6 mais j’en offrirai 2 et il m’en restera 4, mais je ne les ouvrirai pas trop tôt hein, et seulement avec des gens qui goûteront correctement… C’était fabuleux!

Les années ont passé, j’ai acheté beaucoup de vin, à beaucoup d’endroits, je n’ai plus peur des cavistes, ni des producteurs, mais je continue à acheter du vin au supermarché, et non, je ne suis pas un con. Et les ménagères non plus, d’ailleurs!

Plein de bonnes raisons d’acheter le vin au supermarché

  • La facilité: j’y fais la majorité de mes achats, pourquoi pas le vin alors qu’il s’y trouve.
  • Il y a de très bons vins: Château Pontet-Canet, Château Rieussec, Clos des fées, Domaine de l’Hortus Grande Cuvée, Guigal,  Chapoutier, Mordorée,…
  • Des prix intéressants: à condition de faire attention. Les France, les vins venant d’autres pays sont hors de prix, en Belgique, les vins Espagnols sont moins chers qu’en Espagne.
  • Des garanties: les supermarchés Colruyt m’ont remboursé la différence entre le prix de souscription de mes primeurs 2006 et le prix du marché lors de la livraison. Quel caviste fait ça?

Points d’attention

  • Conservation: éviter les bouteilles poussiéreuses qui attendent depuis trop longtemps dans les rayons.
  • Trop bon marché: les Chablis 1er Cru à 8 euros, les Champagnes à 12 euros, les Pauillac à 11 euros, les Châteauneuf-du-Pâpes à 12 euros,… c’est un peu comme les Porsche à 7.999 euros, il y a des défauts.
  • Pas toujours intéressants: prix supermarché n’est pas synomyme de bon prix. Comparer peut valoir la peine avant d’acheter plusieurs bouteilles. Sur certaines références, le supermarché n’est pas le moins cher.

Divergence d’opinion

Il n’est pas rare d’entendre ou lire des propos méprisants à propos de l’achat de vin en supermarché et de ceux qui s’y adonnent.  Je pense que c’est une erreur grave et lourde de conséquences.

Les consommateurs qui achètent le vin en supermarché ne sont pas des cons, ce sont simplement des gens normaux, et c’est eux qui achètent 70-80% du vin. Les mépriser, les étiquetter, les moquer,… a les conséquences suivantes:

  • Je n’ose pas me rendre chez un caviste ou un producteur, il pense que je suis nul en vin et ne voudra pas m’aider.
  • Le vin que j’achète me fait plaisir et ils disent que c’est du mauvais vin. Je n’y connais donc rien et ne saurait pas quoi demander au caviste.
  • Leurs blogs ne donnent pas d’information sur les vins auxquels j’ai accès dans les supermarchés, je ne découvre donc pas leur blogs et ne découvrirai jamais l’existence d’autres vins que ceux vendus en supermarché.

Conclusion

Dans le cadre du guide du vin Vinogusto.com basé sur les avis des consommateurs et la localisation des offres de vin, nous tenons compte de l’offre de vin des supermarchés et attachons beaucoup d’importance au phénomène des foires aux vins. Car c’est en aidant le consommateur à acheter son vin dans son supermarché habituel que nous pouvons nous rendre utile, gagner sa confiance, et l’inviter à découvrir de nouveaux vins et de nouveaux points de vente.

Posted in Acheter vin, guide du vin, Vin et internet | 1 Comment

Vin, frites et web, une fois!

Le web du vin made in Belgium, ça ressemble à quoi?

On vient de me glisser la question, alors je saute sur l’occasion pour tenter d’y répondre. Comme chacun le sait, notre petit pays regorge de complexités communautaires qui assurent des emplois durables à une partie de nos politiciens. Ceci dit, je pense qu’on peut approcher la Belgique sur base de 4 composantes: la capitale, Bruxelles, multi-culturelle et baignée par de nombreuses influences, la Wallonie, région située au Sud où l’on parle le français, la Flandre, région située au Nord où l’on parle  Néerlandais, et les cantons de l’est (à la frontière avec l’Allemagne et le Luxembourg) où l’on parle Allemand. Mais lorsque l’on parle de vins français, les mots cuvées, terroirs, millésime, tanins, sommelier,… sont utilisés dans toutes les régions de Belgique.

Historiquement, la Flandre, proche de la mer, était approvisionnée en vin de Bordeaux par la mer, et la Wallonie, approvisionnée en vin de Bourgogne par la route. Bruxelles, a toujours été exposée à différentes influences, et les cantons de l’est, ont un accès aisé aux blancs d’Alsace, du Luxembourg et d’Allemagne.

Et pour le web du vin alors?

Les frontières géographiques s’amenuisent et ce sont la langue et le contenu qui déterminent quels sites sont visités. Les Francophones de Belgique ont accès aux mêmes sites que le public français, et même les Néerlandophones n’hésitent pas à y faire un tour. Ces derniers peuvent également consulter aisément les sites gérés aux Pays-Bas.

De mémoire et sur base de rapides recherches, j’ai identifié les sites sur le vin made in belgium suivants:

Vinogusto.com – guide du vin avec recommendations des utilisateurs
90pluswines.com – comparateur de prix
Kurkdroog.be et Rayonvin.be – liste de vins disponibles en supermarché
Winetasting.be – calendrier des dégustations chez les cavistes.
Ikwilwijn.be et Jeveuxduvin.be – blog sur le vin.

Vinogusto a un classement Alexa global de 50.000 et 700 sur la Belgique. Les autres sites ont des classement qui vont de 4 à 8 millions ce qui correspond à des audiences très faibles. Sans doute le  moment de collaborer est-il venu pour ces différentes intiatives.

Il y également le boulot de Eric Boschman.

Idées et suggestions pour compléter sont bienvenues!

Posted in Vin et internet | Leave a comment

Le web du vin pour les nuls

Bon, en général, on prend du vin, du web, un peu de jargon anglo-saxon et ça ne veut plus rien dire… donc, même si je n’arrive pas à faire hyper clair, je pense qu’une tentative d’expliquer brièvement vaut la peine, ne fut-ce que pour aider ma môman qui me lit ;-)

Le Forum est un espace de discussion publique (ou au moins ouvert à plusieurs participants). Les discussions y sont archivées ce qui permet une communication asynchrone.

Exemples: La Passion du vin, Dégustateurs

Particularités: ils datent du début des années 2000 et les intervenants avaient l’habitude d’utiliser des pseudonymes plutot que devoiler leur véritable identité. Cet anonymat peut catalyser, dans certains cas, l’agressivité des intervenants et diminuer leur crédibilité.

Le Blog est la version courte du mot “weblog”. Il s’agit d’un site web qui affiche les publications d’une ou plusieurs personne dans un ordre chronologique, avec des liens avec les commentaires éventuels sur chaque publication.

Le Blogger est la personne qui assure la gestion et mise-à-jour d’un blog.

Exemples: Emmanuel Delmas (Sommelier-vins.com), Fabrice Leglatin (Vinsurvin), Anne-Victoire Monrozier (Miss Vicky Wine), François Desperriers et Aurélien Ibanez (Bourgogne Live), moi-même ( Blog Vinogusto et ce blog personnel),…

Particularité: comme le jogger peut être peintre, plombier ou informaticien, le blogger peut être oenologue, sommelier, vigneron, maître de chai, acrobate, journaliste, critique ou pourquoi pas dentiste. Etonnament, les critiques de vin de la génération papier ont tendance à accuser les bloggers qui gèrent un blog sur le thème du vin de se prendre pour des critiques ou des experts.

Réseau social: ensemble de fontionalités permettant aux utilisateurs d’entrer en relation les uns avec les autres. On fait souvent la différence entre les réseaux sociaux génériques (Facebook, Netlog, Linkedin, Twitter,…) et les réseaux sociaux spécialisés sur le vin tels que Vinogusto ou Adegga.

Ces moyens de communication sortent de nouveaux  leaders d’opinion de l’ombre. Certains considèrent qu’ils empiètent sur les plates-bandes des experts d’autrefois, dont la chasse était gardée par leur accès exclusif aux médias papiers (revues spécialisées et guides).

Les marketers n’ont pas dormi longtemps et le métier de Community manager est né. Il a pour but d’animer et de fédérer pour une société ou une marque les échanges entre internautes utilisant les service web tel que les réseaux sociaux et de faire respecter les règles de bonne conduite au sein de cette communauté. Dans le monde du vin, c’est souvent une improvisation par le un membre de l’équipe du domaine, mais il y des pros dans le monde anglophone (Rick Abras).

Et pour aider les marques à monitorer les présences sur le web, des outils comme Wineeverybody ou Cruvee.

Le Site de vente en ligne, c’est simplement un magasin sur internet qui permet de découvrir les produits et les commander.

Exemples: Millésima, Vinatis, Espacevin,…

Le Site de vente privée: voir post sur les sites de vente privée de vin.

Les comparateurs de prix spécialisés

Une catégorie que j’avais omis. Il s’agit de sites web dont la spécialité est d’aggréger un maximum d’offres de vin afin d’aider les consommateurs à dénicher leurs bouteilles au meilleur prix. Certains se limitent aux offres des sites de vente en ligne (Winedecider, Eccevino,…), d’autres intègrent également les offres des magasins physiques (90pluswine, wine-searcher, vinopedia,…).

Particularité: ces sites sont particulièrement efficace pour les consommateurs qui savent quel vin ils cherchent, par contre, peu de contenu pour aider à choisir ou obtenir des suggestions.

Posted in Vin et internet | 2 Comments

Les experts du vin ont-ils peur d’internet?

Les experts du vin se sentent-ils menacés par les avis de consommateurs? des amateurs? des bloggers?

Deux articles récents ont particulièrement retenu mon attention:
- “Achat de vin en ligne La révolution est en marche” de Bernard Burtschy publié le 6/09/2010 sur le site du Figaro,
- “L’avenir de la critique de vin, c’est la rencontre entre l’expert et le consommateur” de Thierry Desseauve publié le 1/09/2010 sur le site Vitisphère.

Les deux articles reconnaissent l’évolution des initiatives liées au vin sur Internet mais encouragent (trop?) à se méfier de certains pièges.

Utilisation d’un pseudonyme dans le but de tromper

Bernard Burtschy: “Avec la montée du Web 2.0, l’interactivité et la mise en réseau font leur entrée en scène. L’amateur de vin non seulement achète, mais il donne doctement son avis. Certains producteurs ont vite compris qu’il était possible de manipuler fort aisément l’information en se présentant avec un faux nez aux côtés d’acheteurs de bonne foi. Cette manie est d’autant plus fréquente en France que la plupart s’abritent derrière un pseudonyme, plutôt que de donner leur nom. Dans beaucoup de forums, il est impossible de distinguer l’amateur pur et dur, souvent compétent d’ailleurs, du professionnel déguisé en faux amateur. Et ils sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit.

Il est vrai que le recours au pseudonyme était l’habitude lors du lancement des forums il y a quelques années déjà. Pour n’en citer que 2, je pense que La Passion du Vin existe depuis 2002 , et Dégustateurs depuis 2001. Mais Thierry Debaisieux, Patrick Essa, Thierry Meyer,… je ne crois pas que ce soient des pseudonymes. Depuis, les tendances ont évolué et il est devenu habituel de reveler sa véritable identité (merci Facebook). Et sur les nouveaux sites avec avis d’utilisateurs tels que Vinogusto, la tendance est à la transparence. Marc Roisin, je vous assure que c’est bien moi ;-) Et Philippe Estrade, c’est bien lui.

Modération et censure

Bernard Burtschy: Tous les sites ont un inconvénient majeur : contrairement à ce que permet la visite chez le producteur, il est impossible de déguster le moindre flacon. Si le vin est inconnu ou s’il s’agit d’un nouveau millésime, il faut se ranger à l’avis de quelqu’un qui l’a dégusté. Evidemment, tous les sites internet prodiguent force conseils, mais leur avis est forcément suspect puisqu’ils sont à la fois juge et partie. Et, s’ils signalent un autre avis, ils ne mentionneront que les avis favorables.”

Les sites ne permettent pas de déguster (encore que, avec le usbwine) mais les livres le permettent-ils? Je pense que des sites comme Vinogusto.com ou Adegga.com sont basés sur les avis des consommateurs et ne vendent pas de vin. Pas trop de risque d’être juge et partie, si? Et question censure, du côté de Vinogusto, nous publions les avis négatifs comme positifs, ce qui crédibilise les avis positifs.

Sans guide, les consommateurs donnent des avis illisibles

Thierry Desseauve: “Enfin, il y a une chose que l’on constate dans tous les systèmes reposant sur les seuls avis du consommateur : si ces avis ne sont pas guidés, ils deviennent vite illisibles. Regardez tripadvisor, pour sortir du vin : vous cherchez un hôtel, vous lisez trente avis et aucun ne va dans le même sens, parce que tous ces consommateurs sont allés à l’hôtel avec des attentes différentes et ont perçu différemment la façon dont l’hôtel y a répondu. On retrouve cela sur des sites comme cellartracker.com d’Eric LeVine : sur un vin donné, on a pléthore d’avis et des commerciaux qui sont là en sous-marin pour vanter les mérites de leur employeur.”

Les attentes, les goûts, les couleurs et les niveaux d’expertises peuvent évidemment générer des avis différents, voire pas tous cohérents. Mais je n’ai pas encore trouvé les 50 consommateurs qui diront tous en coeur qu’un film magnifique est un navet, qu’un vin somptueux est mauvais, qu’un hotel agréable est catastrophique. Selon moi, les consommateurs n’ont pas besoin d’un guide, mais ils seraient heureux de trouver les avis des experts disponibles au même endroits que les avis d’autres consommateurs.  Concernant www.cellartracker.com, j’ai un peu de peine à croire que la masse des avis viennent d’hommes à la solde des producteurs. Ils passeraient tout leur temps à tromper d’autres lecteurs qui ne seraient eux-mêmes que des commerciaux? Quelle perte de temps. Eric, si tu nous lis, ton avis nous intéresse ;-)

En conclusion, je pense:

- que les mises en garde systématique envers les avis de consommateurs, le travail des bloggers, les avis des amateurs,… donnent la triste impression que les experts du vin identifient une menace plutot qu’une opportunité d’informer le consommateur le mieux possible,

- qu’il faut faire la différence entre un site de vente en ligne et un guide basé sur les avis des consommateurs,

- que  le service parfait pour le consommateur doit rassembler les avis d’experts et des consommateurs,

- que les recommendations en matière de choix de vin sont nécessaires sur le terrain, pensez donc téléphones mobiles et pas livres + codes d’accès + DVD +… + site web, c’est impossible à enmener au restaurant ;-)

- qu’il ne faut plus penser “Internet” mais bien “Internet mobile”, une première version de Vinogusto optimisée pour iPhone est disponible

Posted in Critique vin, Vin et internet | 5 Comments

Vin prix propriété, prix direct propriété, prix départ propriété

Vin prix propriété, qu’est-ce que ça veut dire?

J’ai cherché (un peu) et je n’ai pas trouvé de définition du concept “prix propriété” (Quelqu’un peut m’aider?). Mais j’imagine qu’il s’agit du prix payé par un consommateur privé lorsqu’il achète une bouteille au domaine.

Ce qui me paraît flou, c’est la manière dont on utilise ce concept sur le web pour donner une impression de garantie d’avoir un bon prix, si pas le meilleur prix. Je pense que ça ne garantit strictement rien!

Le prix payé au domaine par un consommateur privé intègre probablement différents éléments laissés à la discrétion du producteur et qui justieraient à mes yeux que ce prix ne soit pas le plus bas du marché:
- pas de frais de transport vu que le client vient au domaine,
- temps consacré ou pas au client pour lui faire goûter les vins,
- investissements réalisés pour accueillir le client,
- nécessité de ne pas couper l’herbe sous le pied des revendeurs,
- dégustation payante ou pas (la dégustation payante m’arrangerait parfois bien),
- ristourne accordée pour telle quantité de bouteilles.

Il n’est donc pas rare que les prix pratiqués au domaine soient plus élévés que certains prix observés sur le web, chez les cavistes ou en grande surface. Cela ne me paraît pas anormal… mais ça confirme que le concept “prix propriété” n’est en aucun cas une garantie du meilleur prix.

Faut-il vraiment toujours chercher à acheter le vin le moins cher possible?

Je pense que non. Bien sûr, c’est grisant de chercher à faire de bonnes affaires. Ca fait des années que je scrute et compare les offres des différents points de vente pour saisir les bonnes occasions. Et c’est entre autre l’envie de partager ces bonnes affaires avec d’autres amateurs de vin qui m’a conduit à créer le guide du vin Vinogusto et à grouper mes achats avec mes amis quand c’est possible.

Toutefois, si on tient compte du temps passé à dénicher les offres, du temps nécessaire pour aller chercher le vin, des conditions de stockage incertaines, de la présence ou pas d’un caviste compétent sur le point de vente, de la possibilité de retourner les bouteilles mauvaises, des temps de livraisons,… je ne suis pas certain que celui qui achète le moins cher fait toujours la meilleure affaire.

Posted in Acheter vin | Tagged | Leave a comment

Google analytics bouchonné ?

A l’instar du goût de bouchon qui altère significativement la perception du potentiel d’un vin lors de sa dégustation, le biais des Google Analytics en faveur de Google altère notre perception de l’importance relative des différentes sources d’audience de nos sites web.

Il y a quelques mois, je lisais le post de François Derbaix intitulé Google Analytics vs. Xiti appliqué au guide de logements ruraux Toprural (les 144 réactions déclenchées par la version espagnole sont éloquentes). J’en concluais que Google Analytics était considérablement biaisé en faveur des solutions marketing de Google mais restait un bon indicateur de tendances relatives entre les différentes sources de visites, exclusion faite du moteur de recherche Google.

Aujourd’hui, le sujet me titille à nouveau suite à la comparaison par mon ami Olivier Coenen des statistiques fournies par 3 sources différentes pour mesurer les échanges de traffic entre le guide du vin Vinogusto et l’un de ses partenaires:
- les logs serveurs de Vinogusto (a) liés à des actions humaines (les robots sont filtrés),
- les statistiques Google Analytics pour le site Vinogusto.com (b)
- les statistiques Google Analytics pour le site de notre partenaire (c).

Les différences observées
1. Différence entre les logs serveurs de Vinogusto et les statistiques Google Analytics de Vinogusto: Google analytics n’enregistre correctement que 50% des visites effectuées sur notre site (différence d’un facteur 2).

2. Différence entre les statistiques Google Analytics de Vinogusto et celles de notre partenaire: les visites attibuées au “referrer” Vinogusto = 40% des visites envoyées par Vinogusto (différence d’un facteur 2,5).

Globalement, on observe un facteur 5 entre les visites envoyées par Vinogusto et les visites perçues comme venant de Vinogusto. Et cela, au profit de Google.

Elements d’explication

1. Une marge d’erreur d’environ 10% est reconnue et due aux internautes dont le navigateur n’accepte pas les JS/Cookies.

2. Google Analytics utilise le  cookie utmz afin de déterminer le « referrer » à l’origine d’une page visualisée. Il attribue aux sources externes toutes les visites d’un utilisateur qui a accédé au site ne fut-ce qu’une seule fois par une source externe au cours des 6 derniers mois. Cette durée du cookie est configurable mais la valeur par défaut est de 6 mois.

En pratique, un visiteur ayant préalablement visité votre site suite à une recherche Google ne verra pas son cookie systématiquement remis-à-jour lors d’une visite ultérieure même si cette visite ultérieure provient d’une visite en directe, ou d’une visite venant d’un site comme Vinogusto. Le referrer enregistré par le cookie reste « Google » dans la majorité des cas.

Par exemple, si je visite vote site de vente de vin en ligne 12 fois en 6 mois avec 1 visite via Google et 11 visites en directe ou via Vinogusto, il est très probable que Google s’attribuera la paternité des 12 visites.

Conclusions
-
Google Analytics est un bon indicateur de tendances relatives mais rien de plus,

- Nous dépendons nettement moins de Google (Search et autres services marketing) que ce que Google tente de nous faire croire,

- Nous sous-estimons nous sources d’audience minoritaires.

Posted in Vin et internet | 1 Comment